Autoroutes: le peuple a dit non, Albert Rösti persiste
Lisa Mazzone,
Ce résultat aurait dû être un électrochoc et marquer un tournant dans la politique de mobilité suisse. La population a clairement refusé des extensions autoroutières qui entraînent toujours plus de trafic dans les agglomérations, bétonnent des terrains agricoles et prolongent la dépendance aux énergies fossiles.
Mais c’est tout le contraire qui arrive : le conseiller fédéral Albert Rösti persiste et signe, en ramenant sur la table des investissements 9 milliards de francs en faveur des routes et des autoroutes.
Ce dont nous avons réellement besoin, ce sont de vélotoroutes ! La moitié des déplacements en Suisse fait moins de 5 km. Le vélo et le vélo électrique offrent donc le plus grand potentiel. Mais il n’y a pas de secret : des itinéraires sûrs et adaptés au trafic pendulaire de masse sont nécessaires.
Ensuite, il faut davantage de lignes de bus, de tram et de train dans les agglomérations afin que les transports publics deviennent le moyen le plus pratique de se déplacer, au quotidien comme pour les loisirs. Cela signifie des horaires réguliers et une offre étendue jusque dans la soirée. Les investissements dans les trains grandes lignes sont également essentiels.
Enfin, réduire la vitesse sur l’autoroute a un effet important sur la consommation de carburant et sur la fluidité du trafic. Cette mesure permet de diminuer les émissions et limiter les bouchons… tout en perdant très peu de temps.
Conclusion : si l’on abandonne le vieux logiciel du « tout à la voiture », les alternatives existent. C’est le moment de les construire.
Lisa Mazzone
Présidente des VERT-E-S suisses